Ce projet de recherche s’intéresse aux effets des prestations sociales liées à la perte d’autonomie sur l’insertion sociale. Il vise à étudier comment la prise en charge des coûts liés à la perte d’autonomie, tels que le besoin d’aide pour se déplacer, accomplir des tâches ménagères ou prendre soin de soi, peut favoriser l’insertion sociale, soit directement, soit par le travail et/ou par une meilleure santé mentale.
La littérature empirique s’est principalement intéressée à l’impact des prestations liées à la perte d’autonomie sur la participation au marché du travail mais a moins exploré ses effets sur l’insertion sociale dans un sens plus large. Ce projet propose d’explorer ce dernier point en examinant la relation entre le bénéfice du Personal Independence Payment (PIP), une prestation qui vise à compenser les couts associés à la perte d’autonomie au Royaume-Uni, et l’insertion sociale. Il s’appuie sur l’étude longitudinale des ménages britanniques (UKHLS) et exploite les variations dans les délais d’attente pour les prestataires qui évaluent l’éligibilité individuelle au PIP dans différentes régions du Royaume-Uni.
Ce projet de recherche est porté par la Chaire ESoPS et l’Université de Manchester.